Votre navigateur ne prend pas en charge le CSS?C'est dans une ambiance des plus conviviales que s'est tenue à la galerie VivoEquidem, le 12 février au soir, le vernissage de l'exposition Sylvester ENGBROX. La soirée s'est engagée par une présentation de l'oeuvre de l'artiste par le critique et historien d'art Jean-Luc Chalumeau. Rappelant que Sylvester Engbrox puise son inspiration dans les images publiées dans la presse grand public ou sur Internet, ce dernier a souligné l'attitude mélancolique des sujets – ces "nus-deshabillés" comme il les a nommés – et l'absence de toute dimension narrative des toiles. Certes a-t-il ajouté, on pourrait rapprocher son travail de celui d'Edward Hopper, mais il s'agirait là d'un malentendu, car en vérité Sylvester Engbrox est un peintre ayant réussi à se dégager de toute influence. Et s'il fallait définir son oeuvre – une nécessité pour les historiens d'art, journalistes et attachés de presse a-t-il rappelé non sans humour – il faudrait y voir "une inspiration méta-réaliste", cet art qui se veut une une expression individuelle et objective de la réalité. L'intervention de Jean-Luc Chalumeau a été suivie d'un échange entre l'artiste et les invités. Le peintre a notamment été interrogé sur l'attitude détachée de ces sujets "qui ne regardent jamais le spectateur", ce à quoi Sylvester Engbrox a répondu qu'il avait une fois exécuté une toile avec un modèle lui faisant face mais que le résultat ne l'avait pas satisfait. Ces précisions apportées, il a alors été temps pour les personnes présentes de découvrir ou de s'arrêter à nouveau devant les tableaux de Sylvester Engbrox. Chacun s'est accordé à souligner la qualité et l'originalité de sa création. L'étroitesse des lieux ne permettant pas à tous de se retrouver au même moment dans la galerie, de petits groupes se sont formés à l'extérieur, la clémence de la météo autorisant cette sortie nocturne. Là, une coupe de champagne à la main, les gens ont pu disserter sur leur toile favorite. Parmi les invités, signalons la présence de nombreux professionnels du monde de la culture et des arts dont Cécile Lestienne, rédactrice en chef d'Arts Magazine. Le mensuel consacre un article à Sylvester Engbrox dans son numéro de mars. Le prochain numéro de Verso Arts et Lettres, revue trimestrielle dirigée par Jean-Luc Chalumeau, comprend également un papier sur l'artiste. Et si vous souhaitez approfondir votre connaissance de l'oeuvre de Sylvester Engbrox, vous pouvez toujours vous procurer à la galerie le catalogue de l'exposition. Outre la signature de Jean-Luc Chalumeau, la publication comporte un texte de Max Torregrossa, artiste-membre de VivoEquidem. Elle regroupe naturellement l’ensemble des tableaux exposés - tous exécutés ces deux dernières années - ainsi que des toiles qui n’ont pu l’être, offrant ainsi une vision exhaustive de l’oeuvre du peintre. Vous aurez ainsi l'opportunité de découvrir une toile non présentée mais qui a ma faveur : Moni, tableau réalisé en 1994. On y voit une jeune femme dans une attitude anxieuse attendre sur le pas de la porte d'un couloir d'hôtel ou d'immeuble. On ne sait si elle s'apprête à frapper à la porte ou si elle attend la réponse de son interlocuteur, mais l'essentiel n'est pas là : il tient justement dans la possibilité laissée par l'artiste à chacun d'inventer sa propre histoire de l'oeuvre, même si celui-ci se défend de toute volonté narrative. L'exposition Sylvester Engbrox est présentée jusqu'au 29 mars 2008, l'occasion pour nous tous de voir ou revoir les tableaux de ce peintre. Début mars, une journée porte ouverte assortie d'un brunch permettra également de se retrouver autour de cette exposition, en présence de l'artiste.
Peggy Garinet



