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Cosa Mentale, le dessin comme trace

A partir du 22 juillet, la galerie VivoEquidem met à l'honneur les arts graphiques en proposant une exposition collective de dessins contemporains.

du 22/07/2008 au 11/10/2008 à Paris
Artistes : Michèle IZNARDO, Catherine RAYNAL, Benyounes SEMTATI, Renaud CONTET.

Depuis le 22 juillet, la galerie VivoEquidem met à l'honneur les arts graphiques en proposant une exposition collective de dessins contemporains. Cosa Mentale, Le dessin comme trace réunit quatre talents : Renaud Contet, Michèle Iznardo, Catherine Raynal et Benyounès Semtati. Si les trois premiers sont désormais des figures familières de la galerie, Benyounès Semtati nous rejoint pour la première fois. Artiste d'origine marocaine, il présente une série de dessins petits formats, dont les sujets variés sont inspirés par son inconscient. A l'image d'ailleurs des productions que nous donnent à voir les trois autres artistes qui, bien que travaillant sur des thèmes précis – le corps pour Renaud Contet, le paysage pour Michèle Iznardo, le conditionnement, la mémoire des lieux et des gens pour Catherine Raynal – se sont aussi laissés guider par le geste pour créer leurs oeuvres.

L'intention est donc la même (produire des images mentales), mais le résultat est sans nul doute très différent d'un artiste à l'autre. Et pourtant, ces paysages recomposés, ces images surréalistes, ces dessins automatiques ou ces corps charnels, cohabitent à merveille dans cette exposition, car leurs auteurs sont définitivement animés d'une volonté commune : nous faire la démonstration de la vivacité du dessin actuel et de l'importance de cet art.

En effet, dans l'histoire de l'art, la victoire de la couleur, et donc de la peinture, a eu pour conséquence de déconsidérer les arts graphiques, en faisant apparaître ses productions comme plus rudimentaires et moins nobles que les tableaux. Pourtant, cet art suppose bien des ressources et des promesses. Car le dessin est la matérialisation d'une forme, d'une idée ou d'une intention : une «Cosa Mentale» et jusqu’au XVIIème siècle le mot "dessin" s’orthographiait encore “dessein”. Comment en effet imaginer composer un tableau ou modeler une sculpture sans avoir au préalable esquissé ne serait-ce que quelques traits sur la toile ou le papier ? Le dessin est aussi une trace, autrement dit, ce qui reste d'une chose qui a existé ou qui existe encore. Ainsi redéfini, les arts graphiques redeviennent un art majeur, ce qu'il sont assurément, et cette exposition entend bien le démontrer.

A la galerie VivoEquidem, Cosa Mentale, Le dessin comme trace inaugure un cycle d'expositions consacré aux arts graphiques. L'automne sera ainsi propice à la présentation inédite de dessins sur le corps humain de Dolores Aguilera (CUERPO 9000 + 999 DESSINS) et la nouvelle année verra les oeuvres de Nicole Florensa (compagne du sculpteur espagnol Apel.les Fenosa) mises à l'honneur. En bref, encore de belles expositions à venir et surtout de nouveaux talents à découvrir !

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